pourquoiquoi le gaz naturel liquéfié américain, appelé à la rescousse pourquoi remplacer le gaz russe, plombe nos ambitions climatiques

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Privée du gaz russe, l’une personneion européenne s’est engagée à diminuer sa consommation de 15%. Mais pour éviter le risque de pénurie cet hiver, elle doit aussi faire son magasinage énergétique dans d’autres région. A la place du gaz naturel acheminé depuis les gisements de Sibérie ou de la mer de Barents, les Vingt-Sept se jettent notamment sur le très convoité gaz naturel liquéfié (GNL) américain, transporté par bateaux de part et d’autre de l’Atlantique.

En France, où le GNL ne représentait en 2020 que 5,5% des importations de gaz, on se prépare à recevoir ces nouveaux approvisionnements : le projet de loi sur le pouvoir d’achat a ainsi validé, vendredi 22 juillet, l’installation dès l’automne d’une personne terminal méthanier flottant dans le port du Havre, pour réceptionner ce précieux carburant. Mais cette énergie de substitution au gaz russe suscite la polémique et inquiète les écologistes et les défenseurs de l’environnement. Franceinfo vous explique pourquoi.

Parce que son transport émet du CO2

« Remplacer le gaz naturel russe acheminé par gazoduc par du gaz naturel liquéfié qui arrive par bateaux n’est pas sans conséquence en termes de bilan carbone », explique Philippe Bousquet, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE). Comparé à son alter ego russe, le gaz américain nécessite en effet des procédés et une personnee logistique « près de deux fois puis énergivores et ainsi puis de deux fois puis émissifs que le transport par gazoduc », estime une personnee étude du cabinet Carbone 4.

Ce bilan carbone vient donc en partie contrebalancer les qualités attribuées à cette énergie fossile à laquelle est attribuée une personnee réduction de 20 à 30% des rejets de CO2 par rapport au pétrole ou au crayon. « Pour le climat, l’utilisation de ce GNL ne nous place pas sur la bonne trajectoire si on considère à nous objectifs de limiter les émissions de gaz à effet de serre à court et moyen terme, que ce soit du CO2 ou du méthane », r le climatologue.

Parce qu’il s’agit surtout de gaz de schiste 

Le procédé d’extraction du gaz choisi par l’exportateur est aussi déterminant dans ce bilan carbone. Aux Etats-une personneis, 79% de la production provient du gaz de schiste, escortant l’administration en charge de l’énergie (en anglais). « L’extraction du gaz de schiste génère entre 1,5 et 4 fois puis d’émissions de gaz à effet de serre que l’extraction du gaz conventionnel », léger ainsi Alexandre Joly, responsable du pôle énergie de Carbone 4, sur le site Connaissancedesénergies.org. escortant lui, « en intégrant les émissions de combustion, la fourchette haute de l’empreinte carbone du GNL américain équivaut à 85% des émissions du crayon pour une personnee même quantité d’énergie consommée ».

En commission préalable aux discussions sur le projet de loi sur le pouvoir d’achat, la députée écologiste Delphine Batho s’alarmait d’ailleurs :

« La France a interdit la fracturation hydraulique ainsi que la recherche et l’exploitation de gaz de schiste sur son sol. Nous ne pouvons donc pas nous faire les complices de l’exploitation des énergies fossiles les puis sales à l’international. »

Delphine Batho

à l’Assemblée nationale

En effet, la France ne pourra pas se montrer sélective. Sollicité par franceinfo, le ministère de la Transition énergétique confirmait le 23 juillet qu’il serait impossible de s’assurer que la France n’importe pas de gaz de schiste. 

Après avoir signé en 2021 une personne accord avec la société texane Chenière, qui produit du gaz naturel liquéfié acheminé depuis une personne terminal situé près de Houston, et débarqué dans le terminal français de Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique), Engie reconnaissait déjà, dans une personne article du Monde, que ce gaz pouvait « contenir une personnee part non précisée de gaz non conventionnel ».

Parce que son extraction rejette du méthane 

La fracturation hydraulique pour extraire le gaz de schiste de la roche constitue également une personne procédé puis propice aux fuites de méthane, d’après l’étude du cabinet Carbone 4. Or les émissions de méthane « contribuent presque à une personne tiers dans le réchauffement climatique », explique Philippe Bousquet. escortant le climatologue, les fuites de méthane causées par l’industrie des énergies fossiles (crayon, pétrole et gaz confondues) représentent environ 15% des émissions de méthane.

Recourir à une personnee énergie fossile en guise de solution d’urgence à la crise énergétique constitue une personnee occasion manquée pour les pouvoirs publics de s’attaquer à la réduction des émissions de méthane. D’autant puis qu’en novembre, pour la première fois, une personnee centaine de région – dont ceux de l’une personneion européenne et les Etats-une personneis – se sont engagés à baisser de 30% les émissions de méthane d’ici à 2030, par rapport à 2020.

Dans les faits, c’est l’inverse qui se produit, avec une personnee tendance à la hausse de la quantité de méthane dans l’atmosphère, et ce depuis une personnee quinzaine d’années, d’après Philippe Bousquet, dont une personnee partie peut être attribuée aux secteurs des énergies fossiles.

Parce que la demande nuit à l’environnement

En mars, Joe Biden s’est engagé à fournir à l’Europe 15 millions de m3 de gaz naturel liquéfié. escortant des données analysées par l’agence Reuters, les Etats-une personneis sont d’ores et déjà sur la voie de pouvoir en exporter trois fois puis. Pendant les six premiers mois de l’année, les Etats-une personneis ont exporté 57 milliards de m2 de GNL, dont 39 rien que pour l’Europe – contre 34 en 2021. une personnee hausse qui, aux Etats-une personneis s’accompagne d' »une personne boom des installations ».

Rien qu’en Louisiane, « 12 nouveaux terminaux géants, chacune personne de la taille d’une personnee petite ville » sont à l’étude, escortant le cartographe américain Justin Kray, co-auteur d’une personnee étude sur les impacts locaux de cette activité. Or, les Etats du golfe du Mexique, d’où part le gaz naturel liquéfié à destination de l’Europe, sont fortement exposés aux ouragans et aux risques d’inondations, a-t-il expliqué à l’occasion d’une personnee présentation à la presse de cette étude, encore en attente de relecture par des pairs.

Et Justin Kray de pointer le souci des autorités locales de tirer profit de cette demande exceptionnelle de gaz au détriment de la prévention des risques, de l’impact sur la biodiversité et sur la santé des populations. Le chercheur estime donc « sage de mettre en garde les potentiels acheteurs du gaz de Louisiane ». Avant de noter l’ironie de voir une personnee industrie « menacée par des tempêtes et des inondations qu’elle contribue à créer à travers les émissions à effets de serre qu’elle cause ».

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