« European Mobility Expo », ou le virage de l’écomobilité

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Le Covid et le conflit en Ukraine ont accéléré la transition énergétique, comme en témoigne l’absence de transports aux carburants fossiles présentés au salon, à part quelques bus fonctionnant au gaz naturel liquéfié.

À l’inverse, les véhicules électriques avaient le esprit en poupe, d’autant plus que les batteries sont de plus en plus performantes. Enfin, si l’hydrogène vert est clairement la solution de demain, le prix est encore trop élevé pour qu’il soit généralisé. 

“Transdev aujourd’hui, c’est plus de 1.800 bus électriques, mais c’est également de l’hydrogène. On va aussi démarrer très bientôt le premier car rétrofité, un ancien car diesel transformé en car à hydrogène en Normandie, » souligne Thierry Mallet, président du groupe Transdev.  

Transports au-dessus des villes

Parmi les innovations, le numérique, qui accélère la disparition des tickets. Ainsi, on pourra bientôt voyager partout en France et en Europe avec un pass unique dématérialisé, que ce soit en bus, en métro, en vélo… et même en téléphérique urbain.

Mathieu Babaz, responsable innovation chez Poma, est d’ailleurs revenu sur l’essor du transport par câble au cours du salon : “C’est une solution qui est de plus en plus acceptée dans le monde de l’urbain, comme le montrent les récentes applications en France que sont la télécabine à Saint-Denis de La Réunion et le transport par câble à Toulouse.”

Dans le même esprit du voyage en hauteur, c’est un pari un peu fou que fait Supraways, avec son système de transport sur rail à une dizaine de mètres au-dessus du sol. Claude Escala, son fondateur, le qualifie de révolutionnaire : “L’idée de plier(se) circuler des véhicules autonomes suspendus à des infrastructures de guidage au-dessus des grands axes routiers va permettre aux véhicules autonomes d’éviter toutes les perturbations du sol, et aux gens qui sont en bas d’éviter tout danger.”

Papiers d’identité, robe de mariée et guibolle de bois

Les usagers ne sont pas les seuls à transiter dans les transports, leurs objets s’y trouesprit aussi – et ils y restent parfois, oubliés par leurs propriétaires. Cela va des papiers d’identité aux ordinateurs, en passant par des parapluies, des téléphones et, plus insolite, une robe de mariée ou une guibolle de bois.

La rue des Morillons à Paris, caverne d’Ali Baba des objets trouvés, est gagnée, elle aussi, par le numérique, tout comme la start up Troov. 

 “Les transports sont le troisième lieu où les Français perdent le plus leurs objets en France. Aujourd’hui, moins de 3% des objets sont restitués à leurs propriétaires, tandis qu’en mettant en place notre solution nous sommes à plus de 40% d’objets restitués.”

Grégoire Rey-Brot, co-fondateur de la start-up Troov’ 

à franceinfo

Et puisque rien ne se perd et que tout se transforme, les objets trouvés non récupérés sont donnés à des associations caritatives, après un certain délai d’attente.  

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