Environnement Climat : les activités humaines ont un poids essentiel dans le réchauffement

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Les contributions scientifiques des physiciens au dernier rapport du panel intergouvernemental sur le Changement climatique (Giec), publié le 9 août, prouvent le rôle des activités humaines sur l’évolution du climat.

Le rapport du Groupe de travail 1 du Giec insiste sur le fait que la plupart des changements observés quant au climat sont « sans précédent depuis des milliers sinon des centaines de milliers d’années, et plusieurs de ces changements déjà en cours, comme c’est le cas pour l’élévation du niveau des mers et océans, sont irréversibles pour des centaines ou des milliers d’années ». Les bases scientifiques du rapport ont été approuvées par les experts ou représentants de 195 gouvernements membres du Panel intergouvernemental, lors d’une session en ligne qui s’était tenue du 26 juillet au 8 août. Le rapport du Groupe de Travail 1 du Panel international est le premier élément du Sixième rapport qui sera complété en 2022.

« Ce rapport reflète des efforts extraordinaires réalisés dans des circonstances exceptionnelles (NDLR : de la pandémie), a déclaré Hoesung Lee, président du Panel International sur le Changement du Climat. Les innovations contenue dans ce rapport et les avancées dans la science du climat, représentent une contribution de grande ampleur pour les négociations et les la préparation de prises de décisions sur le climat ».

Le rapport montre que les émissions de gaz à effet de serre par les activités humaines sont responsables, du réchauffement global observé depuis 1850-1900 à hauteur d’environ 1,1 degré. Il montre que selon la tendance observée depuis vingt ans, la température moyenne globale devrait dépasser 1,5 degré de réchauffement à la fin du siècle par rapport à son niveau préindustriel. Cette affirmation repose sur des données d’observations qui permettent d’affirmer que le réchauffement est une réalité, de même que les progrès, dans la compréhension des réponses du climat aux émissions de gaz à effet de serre par les activités humaines.

Action immédiate, rapide, et à large échelle nécessaire

Le rapport fournit de nouvelles estimations quant aux probabilités de limiter le niveau du réchauffement à 1,5 degré par rapport à l’ère préindustrielle dans les prochaines décennies. Il estime qu’à défaut d’une réduction des émissions de carbone « immédiate, rapide, et à large échelle », les chances de limiter le réchauffement à 1,5 degré, voire même à 2 degrés sont très réduites.

En tout état de cause, de très fortes et durables réductions des émissions de dioxyde de carbone (CO2) et d’autres gaz à effet de serre (méthane), limiteraient les changements du climat. Alors que les résultats positifs en termes de qualité de l’air, seraient rapidement perceptibles il faudrait de cinq à trente ans pour observer une stabilisation globale des températures, selon le Groupe de Travail 1 du Panel International.

« Ce rapport est une observation de la réalité. Nous avons maintenant une image plus claire du passé, du présent et du futur du climat, ce qui est essentiel pour comprend où nous allons, ce qui peut être fait et comment nous pouvons nous préparer », souligne Valérie Masson-Delmotte, coprésidente du Groupe de Travail 1.

Lire le résumé du 6e rapport du Giec en français

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