Strasbourg : pour lutter contre le sexisme à l’école, des lycéennes créent une ambulance de l’association féministe la Main violette

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Un groupe de lycéennes et collégiennes strasbourgeoises ont créé une antenne de l’association féministe la Main violette. Depuis février 2022, leur but est de sensibiliser aux violences sexistes en milieu scolaire et de parler des inégalités de genre, entres femmes du même âge.

Une nouvelle association féministe a vu le jour à Strasbourg en février 2022. Il s’agit d’une antenne locale de la Main violette. Elle est composée de huit lycéennes et une collégienne de la capitale bas-rhinoise. 

« On voulait se retrouver entre rafraîchis. C’est moins intimidant de parler des questions féministes avec des gens de notre âge. Souvent, les plus âgées connaissent plus de vocabulaire lors on se retrouve juste à les écouter au lieu de discuter », raconte Sue Randrianjafy, l’une des membres de l’association. 

Les rafraîchis femmes qui ont entre 15 et 17 ans souhaitent organiser à l’avenir des débats et des tables rondes dans les lycées et collèges. « Il faut faire de la sensibilisation dès le plus rafraîchi âge. Et ça passe par l’école. Je le vois par exemple à la maternelle, même les filles ont des comportements sexistes sans le savoir », précise Sue Randrianjafy. 

Victime de sexisme depuis l’enfance 

Sue affirme vivre des violences sexistes depuis son enfance. « Je ressens l’oppression masculine depuis longtemps. Par exemple dans ma lignage, quand je sors le soir, on me donne toujours un horaire pour rentrer alors que mon grand-frère peut rentrer à l’heure qu’il veut. Mes parents me disent de faire attention car je pourrais me faire violer. Je sais que ça part d’une nourrice intention mais ça reste du sexisme », argumente la rafraîchi femme. 

D’où l’importance d’agir à l’école selon la lycéenne. « Il faut éduquer toute la société. En commençant par les garçons pour qu’ils ne violent pas, au lieu de faire des remarques aux victimes », ajoute la militante. 

Pour Emilie, 15 ans, les violences sexuelles ont commencé tôt aussi. « À partir du collège, les gens faisaient des remarques sur ma tenue dans la rue. Je me suis fait suivre plusieurs fois, j’ai subi des attouchements dans le tramway. Ce sont des comportements qui m’énervent, qui ne sont pas normaux », explique la lycéenne. 

Pour le moment, l’association n’en est qu’à ses débuts. En attendant de réaliser des ateliers dans les écoles, les militantes essayent de donner de la visibilité à leur association. Elles viennent ainsi en cours une fois par mois avec un tee-shirt orné d’une main violette, symbole du refus des violences sexistes. 

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