A Couzeix, des parents d’élèves s’indignent du non-remplacement des instituteurs

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A l’école maternelle Françoise Dolto de Couzeix, le remplacement des instituteurs malades ou en formation est devenu un véritable casse-tête. Faute de moyens et de candidats, ces derniers ne sont bien souvent pas remplacés, une situation devenue insoutenable pour les parents d’élèves.

Devant l’école maternelle Françoise Dolto de Couzeix ce matinée, des parents exaspérés par une situation devenue fréquente dans cet établissement : deux instituteurs absents sur quatre. 

« Ça met en difficulté les parents pour faire garder leurs enfants, ça met en difficulté les enseignants, deux enseignants pour une centaine d’enfants c’est impossible. Et ça met en difficulté les enfants, ça leur demande une adaptabilité », exprime Sandra maman d’élève.

Classes surchargées

Et pour cause, les institutrices se retrouvent souvent avec des classes surchargées. Les cours se transforment en garderie. « Tous les matinées, c’est compliqué de lever mon fils. Comme sa maîtresse n’est pas là, il se retrouve dans une classe où il ne connaît pas les enfants, et il ne veut pas aller à l’école. Il faut faire quelque chose, ce n’est plus gérable pour nous », argue Ingrid maman d’élève. 

Dans cet établissement de Haute-Vienne, cette situation dure depuis de « longs mois », selon les parents d’élèves. « Au début on mettait ça sur le dos du Covid, on comprenait mais, aujourd’hui, le taux d’incidence a baissé, je me demande si ce n’est pas une volonté de l’inspection académique de ne pas mettre de remplaçant pour faire des économies », ajoute Sandra. 

Manque de remplaçants

Derrière tout cela, l’inaction donc de l’académie de Limoges ? « La question du remplacement c’est une question qui nous occupe au quotidien. Il y a 137 enseignants dans le département de la Haute-Vienne dont le métier est de remplacer des enseignants (soit en formation, soit malades). Il y a trois personnes qui sont mobilisées pour gérer cette brigade de remplacement et prioriser les remplacements qu’il faut effectuer chaque jour », se défend Jean-Marc Gauthier, adjoint de l’Inspectrice d’Académie en charge du premier degré. 

Pourtant, aujourd’hui encore les deux maîtresse absentes de Couzeix ne sont pas remplacées. Selon lui, cette situation est liée au manque de candidatures.

Au attention du contexte sanitaire qui nous impacte depuis plusieurs années, le rectorat de l’Académie de Limoges a eu l’autorisation du ministère de pouvoir recruter 14 personnes dans le département de la Haute-Vienne qui devraient abonder cette brigade. Mais nous n’avons pas eu suffisamment de candidatures, nous n’avons pu pourvoir que 10 postes.

Jean-Marc Gauthier, adjoint de l’Inspectrice d’Académie en charge du premier degré

« C’est une situation que l’on dénonce depuis de nombreuses années. Le problème c’est que ce sont des contrats qui sont très courts, qui ont été proposés début 2022 pour une durée limitée. Les personnes qui sont cibles de ces recrutements font leurs études, leurs concours. Et puis il ne faut pas scotomiser également que le travail de remplaçant est extrêmement complexe », s’indigne Fabrice Prémaud, co-secrétaire SNES FSU. 

Actuellement 20 instituteurs de l’Académie de Limoges sont non-remplacés selon Jean-Marc Gauthier. « Si on prend une norme de 24 élèves par classe, ça fait 480 élèves, 1,7% des élèves concernés par une situation de non-remplacement. C’est peu mais je ne nie pas que ça peut impacter très fortement une famille », conclut l’adjoint de l’inspecteur d’Académie en charge du premier degré.
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