Une nouvelle génération de filles réveille le pop punk

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Un jeune homme blanc qui se plaint de son lycée pourri, a croisé une fille anonyme et veut se rebeller pour quitter sa petite ville: voici ce que la plupart des gens imaginent quand ils pensent au pop punk. Dans les années 1990 et 2000, des groupes exclusivement masculins tels que Green Day, Blink-182 ou encore Sum41 dominaient les classements musicaux. Désormais, des femmes issues de groupes diversifiés émergent dans ce style de musique, rapporte The Guardian. Elles ont gardé le sens de la rébellion et de l’amusement, mais cherchent à transformer le genre musical en lui apportant de la maturité émotionnelle.

Aujourd’hui, les artistes pop punk vont en thérapie et chantent de manière réfléchie sur leurs relations. Récemment, «Good 4 U» d’Olivia Rodrigo a été classée numéro 1 durant cinq semaines au Royaume-Uni, la plus longue période pour une chanson rock depuis vingt-ans ans, tandis que Willow Smith sortait mi-juillet son album pop punk.

Des artistes inspirées de Disney

«Je ne suis pas vraiment ce chanteur masculin, blanc, de pop punk habituel. Je suis plutôt très girly, personne ne me ressemble», dit en riant Edith Johnson, du groupe Meet Me @ the Altar, un trio pop punk composé de femmes de couleur. Bien qu’Edith Johnson adopte une esthétique néo-punk féminine, avec de longues tresses fluo aux couleurs changeantes, rien n’est établi dans les nouveaux groupes de ce style musical. «Nous pouvons être féminins ou masculins, il n’y a plus vraiment de règles maintenant.»

Aujourd’hui, ce qui rend cette nouvelle ère unique, ce sont les jeunes artistes féminines influencées par toute une frange de la culture pop des années 2000, qui a au contraire rebuté les jeunes hommes. Durant toute la décennie, des stars de Disney et Nickelodeon comme Demi Lovato, Miley Cyrus ou Hilary Duff ont sorti des albums pop rock. «L’autre jour, quelqu’un a complimenté ma voix en me disant qu’elle était douce comme le style Disney, raconte Edith Johnson. Nous sommes tous, collectivement et inconsciemment, influencés par le rock Disney.»

Peut-être que l’argent ou le besoin d’attention transformeront la carrière de ces nouveaux «artistes bricoleurs», mais de Tramp Stamps qualifié d’«usine industrielle» aux accusations de plagiat visant Olivia Rodrigo, le message est clair: faire un clin d’œil au genre musical oui, mais en le respectant.

Meet Me @ the Altar a banni les gros mots de ses chansons pour séduire les parents –une décision qui horripilerait ses confrères pop punk authentiques dont les chansons étaient intitulées «Dirty Rotten Bastards» («Sales Bâtards Pourris») ou «Dick Lips» («Lèvres à Bite»). «Si une petite fille n’a pas le droit d’assister à notre concert parce que sa mère lui dit que c’est inapproprié pour elle alors nous perdons une fan importante, commente Edith Johnson. Nous voulons que nos fans puissent chanter sur notre musique. Si des gros mots empêchent les petites filles d’écouter notre musique, alors nous n’en dirons pas.»

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