Pourquoi les millennials sont obsédés par les chiens? 

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«La seule chose qui me permet de survivre à ma trentaine est un chihuahua grincheux et agoraphobe du nom de Midge», écrit Amanda Mull, journaliste pour le magazine The Atlantic. Personnellement, je pousse le même petit cri aigu et stupide quand je croise un chien mignon et je ne compte plus le nombre de mes amis qui en ont adopté un depuis le début du Covid.

Pour Amanda Mull, Midge a été la parfaite partenaire de confinement. Elle lui redonnait la notion du temps, l’obligeait à se lever, à sortir. Aux Etats-Unis, les adoptions n’ont fait que grimper depuis le début du Covid-19, à tel point que certains refuges n’avaient tout simplement plus d’animaux à donner.

Les millennials américains (nés pendant les années 80 et 90) sont devenus de plus grands adoptants que la génération des baby boomers. À tel point qu’un sur deux auraient actuellement un chien, encore plus parmi ceux qui ont un revenu stable et ont fait de longues études. Et ce, même si cette génération retardent les projets d’investissement, d’emménagement et de mariage par rapport aux générations précédentes. Le chien n’est plus forcément le meilleur ami des familles.

Amanda Mull adopte son chien dans un moment où elle est «frustrée avec tout le reste», son histoire d’amour vient de se terminer, elle fait un travail qu’elle aime mais peu payé, a du mal à trouver un appartement. Elle a alors 32 ans et réalise qu’à son âge sa mère était mariée, enceinte et propriétaire d’une maison.

Pour d’autres, adopter un chien est une sorte de répétition générale pour une vie avec des enfants. De plus, les chiens (mignons et aimants) sont aussi un marqueur social estime la journaliste. Ils donnent une impression de stabilité tout en étant moins chers qu’un enfant.

Selon Pat Shipman, anthropologue et autrice de plusieurs ouvrages sur les liens entre canins et humains, les chiens sont nos compagnons depuis 40.000 années. Ils se sont adaptés à nous, non seulement parce que nous avons commencé à les nourrir, mais aussi pour pouvoir communiquer plus facilement avec nous avec de nouveaux muscles dans les sourcils qui les ont rendus plus expressifs. La désindustrialisation a fini d’achever la domestication des chiens. Ainsi, de nombreuses études montrent son influence sur la santé mentale des humains. Les chiens permettraient de lutter contre l’isolement, d’accompagner dans le deuil, de mieux gérer un traumatisme…

Rien d’étonnant alors que cette génération, plus angoissée que les précédentes, y voit un remède à son mal-être.

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