Plus loin, plus vite: le pollen favorise la transmission du Covid-19

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Quel lien peut-il bien y avoir entre le pollen et le Covid-19? Selon une nouvelle étude, publiée le 22 juin dans la revue Physics of Fluids, le premier favoriserait la transmission du second, ce qui, pour les scientifiques, devrait nous pousser à redoubler de vigilance dans les zones à forte pollinisation.

Des chercheurs de l’Université de Nicosie, à Chypre, expliquent que les particules du virus en suspension dans l’air, éjectées par exemple après un éternuement d’une personne infectée, peuvent se fixer aux grains de pollen, qui sont plus gros et dont la surface est rugueuse. Lorsqu’une personne inhale ensuite ce même pollen dispersé dans la brise, elle s’expose à un risque d’infection par voie aérienne, développe The Independent.

Ce n’est pas tout. Les scientifiques suggèrent que chaque grain de pollen peut transporter des centaines de particules virales, augmentant ainsi le risque d’infection. D’autant que les personnes allergiques ont tendance à éternuer et se moucher constamment, ce qui peut transmettre le virus si les gestes barrières ne sont pas respectés.

Dernier point alarmant de l’étude: le pollen peut être dispersé sur de larges espaces en très peu de temps et donc répandre d’autant plus le virus. Une modélisation informatique faite par les scientifiques, simulant les mouvements du pollen d’un saule lors d’une journée de printemps typique, montre que ces grains portant potentiellement le virus peuvent être soufflés sur plus de 50 mètres, et ainsi traverser une foule de 100 personnes en moins d’une minute.

Quelles sont les conclusions des chercheurs? Qu’il faut être particulièrement prudent, notamment dans les secteurs où se situent des arbres et plantes qui libèrent beaucoup de pollen et où des foules de gens sont rassemblées. La distanciation physique de deux mètres entre les individus pourrait s’avérer insuffisante dans ce cas de figure, même en extérieur.

Un facteur aggravant

L’étude des chercheurs de l’Université de Nicosie vient en appuyer une autre, publiée dans la revue PNAS, basée sur une analyse de données provenant de 130 stations de mesures des pollens dans l’air dans 31 pays dans le monde sur la période de février à mars 2020.

L’équipe de recherche allemande à l’origine de cette étude estimait que la présence de pollen faisait varier le taux d’infection de 44% et qu’une forte concentration dans l’air de ces grains provoquait quelques jours plus tard davantage de cas de Covid. L’augmentation se situait autour des 4%, rapporte France Info, qui précise tout de même qu’une corrélation n’est pas forcément une cause.

Si les scientifiques se questionnaient alors sur l’origine de cette augmentation, ne sachant pas trop si les pollens agissaient comme des taxis pour les particules de virus –ce que vient tout juste de montrer la récente étude–, ils ont tout de même noté une autre caractéristique importante: le pollen aurait en quelque sorte le don de neutraliser des gènes de notre système immunitaire. Pas la meilleure des nouvelles, alors que le variant Delta pointe doucement, mais sûrement, le bout de son nez en France.

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