Persécuté par un ours, un homme écrit un message d’alerte sur le toit de sa cabane

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Ça n’arrive pas que dans les films. En effectuant un trajet en hélicoptère entre les villes de Kotzebue et de Nome, un garde-côte de l’État d’Alaska a aperçu les lettres «SOS» clairement tracées sur le toit d’une cabane. De quoi attirer l’attention vers la minuscule silhouette d’un homme en train de lui faire de grands signes de détresse.

Porté disparu depuis plusieurs jours parce qu’il n’avait pas regagné son domicile situé à Nome, l’homme avait en fait été agressé par un ours, qui lui a lacéré le torse et l’a blessé à la jambe. Après s’être refugié dans une cabane, l’homme n’a pas eu d’autre choix que d’y passer près d’une semaine, le plantigrade revenant régulièrement à la charge pour tenter de l’attaquer de nouveau.

L’homme a fini par parvenir à gagner le toit de sa cabane pour y inscrire un message de détresse, avec le succès que l’on connaît. Récupéré par l’hélicoptère du garde-côte, il a été transféré aux urgences de Nome pour y être soigné.

Les autorités ne savent pas s’il s’agissait d’un ours noir ou d’un ours brun, et les raisons éventuelles pour lesquelles il aurait attaqué l’homme restent aujourd’hui inconnues. Selon les autorités de l’État d’Alaska, il y aurait actuellement 30.000 ours bruns et 100.000 ours noirs sur le territoire.

Pas de surprises

La NPR a interrogé les responsables de l’agence responsable de la vie sauvage en Alaska, qui fournit quelques recommandations afin d’éviter les attaques d’ours. Il faut conserver la nourriture et les déchets hors de la portée de ces animaux. Mais il convient aussi de s’arranger pour ne pas les surprendre: chanter, parler fort ou faire du bruit en continu permet de leur faire savoir que vous êtes là et d’éviter qu’ils ne sursautent.

Il est également recommandé de ne pas les approcher et de ne pas les encercler: les ours ont besoin d’espace et peuvent vite se sentir acculés. En cas de rencontre fortuite avec un ours, courir ne sert à rien: il faut tenter de lui parler calmement, en restant au contact de ses congénères, et en levant les bras au-dessus de la tête pour tenter d’avoir l’air plus grand·e.

On peut ensuite essayer de reculer doucement, en maintenant le contact visuel. Si l’ours vous suit, stoppez. Il faut alors tenter de faire beaucoup de bruit pour le faire détaler ​(les campeurs et campeuses peuvent par exemple utiliser leur poêle). Et espérer très fort que cette ultime solution fonctionne.

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