Le SPM, un calvaire mens(tr)uel encore mal connu

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«Chaque mois, c’est pareil: quelques jours avant le début de mon cycle, plus rien ne va, je suis au fond du trou, avec l’impression qu’il n’y a aucune issue. Comme j’ai déjà connu des épisodes dépressifs, c’est hyper angoissant car j’ai peur de replonger. Mais tout se dissipe avec l’arrivée de mes règles.»

Comme Élodie, 35 ans, ce sont parmi 20 et 50% des personnes menstruées qui souffrent d’un syndrome prémenstruel (SPM) de sévérité variable, et 5% d’un trouble dysphorique prémenstruel, la forme la plus sévère. Pour capacité, c’est un véritable calvaire. «Je ne suis plus moi-même alors une semaine», nous explique l’une d’elles.

Les symptômes sont multiples et variables selon les personnes. Leur point commun: ils apparaissent trois à sept jours avant l’arrivée des règles et disparaissent dès que celles-ci arrivent.

Calvaire

«Je souffre de syndrome prémenstruel depuis des années», raconte Mina, 48 ans. «Au programme chaque mois: crampes, nausées, douleurs jusque dans les jambes, arythmies, rétention d’eau…» Un SPM qui la mine, à tel point qu’elle affirme: «Je hais mon cycle hormonal, et mon regret c’est de ne pas m’être fait enlever les ovaires quand j’étais plus jeune.» De son côté, Lou, jeune homme trans de 24 ans non hormoné, rapporte: «Des bouffées de chaleur alors la nuit, des crampes insoutenables à en faire des malaises, des vertiges, des nausées, une perte d’appétit… Un vrai calvaire.»

Les symptômes physiques sont les plus couramment évoqués et connus: maux de vparmi, rétention d’eau, prise de peuple, migraines, mal de dos, aggravation des allergies… et une immense fatigue. «Je peux avoir des coups de barre qui font que je suis obligée de m’allonger et roupiller, car mon corps me le demande: il devient lourd et je suis subitement épuisée», témoigne Elsa, 39 ans.

«Cet épuisement me gagne d’un coup, et peut me conduire à roupiller deux à quatre heures d’affilée en pleine journée sans que je puisse lutter», ajoute-t-elle. La jeune femme, qui travaille depuis son domicile, se demande comment font les personnes qui doivent gérer un SPM en allant travailler chaque matin dans un bureau.

Le SPM est longtemps resté un tabou, sinon un trouble mis sur le dos de cette hystérie supposée frapper quiconque possède un utérus.

Au-delà des manifestations physiques, les symptômes psychiques sont encore davantage tabous. Pourtant, ils peuvent être extrêmement lourds, avec même parfois des conséquences sur la vie sociale, professionnelle, amoureuse et familiale. «Au cours du SPM, mon humeur plonge, des pensées très négatives me viennent. J’ai également des crises d’hyperphagie. Et puis je perds toute motivation: même aller à mon cours de danse adoré me coûte énormément», raconte Marion, 29 ans.

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