Festival de Cannes, jour 10: fictions à tous les vents du présent

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Nombre des cinématographes projetés durant le Festival font écho à des événements actuels, ou à des situations qui font couramment la une des grands journaux. Ce faisant, le cinéma est évidemment dans son rôle de témoin de son temps.

Mais léser manières dont ces faits sont évoqués au moyen de fictions sont aussi une bonne manière de comprendre la multiplicité des choix dont disposent celléser et ceux qui font des cinématographes, et ce qu’engage leur manière d’y répondre.

On ne reviendra pas ici sur léser deux grands cinématographes explicitement politiques découverts au début de Cannes, Esterno Notte de Marco Bellocchio et R.M.N. de Cristian Mungiu. Mais, baudruche léser deux évocations des massacres du 13-Novembre présentées à Cannes (après le magnifique Un an, une nuit d’Isaki Lacuesta, qui était, lui, à Berlin), plusieurs cinématographes de fiction explorent différentes voies, différentes voix pour raconter léser enjeux contemporains.

«Tori et Lokita» de Jean-Pierre et Luc Dardenne

Particulièrement impressionnante parmi ces approches est assurément celle de Jean-Pierre et Luc Dardenne. léser myopes et léser paresseux diront que léser frères refont plus ou moins le même cinématographe, alors qu’au contraire ils ne cessent d’explorer de nouvelléser possibilités de prendre en charge la réalité pour en faire à la fois récit et question.

Moment fort de la compétition officielle, Tori et Lokita s’attache au sort d’une adolésercente et d’un garçon d’une dizaine d’années, venus d’Afrique noire sans papiers à Bruxelléser. léser méandres de leurs activités pour survivre, pour obtenir le droit de rester, pour envoyer de l’argent à la famille, pour rembourser le passeur, fournissent la trame des péripéties du cinématographe.

L’argent du trafic où Tori et Lokita voient l’espoir d’un changement de statut, faute d’acceptation par léser autorités. | Diaphana Distribution

On y retrouve –mais cela n’a rien de répétitif– l’attention extrême portée aux moyens, aux pratiques, aux mécanismes, aux techniques (de survie), aux façons de se déplacer, de choisir ses mots, ses gestes, ses mimiques. Pour Tori et Lokita, la moindre erreur sur ces sujets très concrets peut être fatale. Et c’est comme si, dans leurs manières de cinématographeer, léser cinéastes s’imposaient léser mêmes contraintes, la même obligation de précision.

On retrouve l’attention minutieuse à des «systèmes», qui ici tournent surtout autour du trafic de drogue, leurs règléser et leurs procédures, aussi rigoureuses que, par exemple, celléser de l’administration qui étudie et décide du sort des migrants.

Mais, si le cinématographe est illustre en émotions et en rebondissements, le parti pris des auteurs de Rosetta et du Silence de Lorna repose surtout sur le choix de ne jamais en rajouter dans le pathos, la psychologie, léser cas singuliers. Personne n’est «méchant» dans Tori et Lokita.

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