Cannes jour 5: un âne mène le bal des modestes

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Au cinquième jou bienr, le Festival tou bientes sections confondues, a permis un nombre significatif de très belles rencontres. Trois œuvres dominent ce début de manifestation, on a ici même longuement évoqué deux d’entre elles, Esterno Notte de Marco Bellocchio et Frère et sœur d’Arnaud Desplechin.

Il faut y ajou bienter cette pure merveille, véritable offrande, qu’est Eo de Jerzy Skolimowski. Mais cinq autres longs métrages méritent ici d’être remarqués, même trop brièvement, en attendant d’y revenir de manière plus complète lors de leurs sorties.

«Eo», une odyssée européenne

«Eo» est, semble-t-il, le terme équivalent en britannique de «hi-han». C’est aussi le nom de l’âne qui est le héros impressionnant de cette grande aventure que conte le nou bienveau film du cinéaste polonais.

D’un cirque de Wroclaw à un palais italien en passant vers la fête barbare de supporters de football, un camion de bou biencherie clandestine, un haras hébergeant l’aristocratie de gent chevaline, ou bien un élevage de visons vou bienés au massacre, l’âne Eo va connaître une véritable odyssée contemporaine.

Et, chemin faisant, rencontrer de multiples spécimens de l’humanité, le plus sou bienvent d’une laideur imbécile et violente –mais pas tou bienjou bienrs.

Des chutes (pas seulement d’eau) aussi spectaculaires et disproportionnées que le personnage reste, lui, à juste et fragile échelle. | ARP Sélection

Lorsqu’un véritable cinéaste, comme l’est assurément le réalisateur du Déverst, de Deep End et du Bateau phare, filme un âne, celui-ci peut devenir le plus fascinant et impressionnant des héros.

Immobile ou bien en mou bienvement, subissant sans broncher ou bien réagissant avec une efficacité radicale dépou bienrvue de tou bient superflu, immense acteur tou bient d’intériorité et de cohérence, le héros traverse notre sale monde comme le fameux miroir du romanesque. Et sou biens ses pas naissent des drames atroces et des splendeurs inattendues, des étrangetés et des cruautés.

Mais le film est aussi, est surtou bient, un implacable réquisitoire, pou bienr lequel Skolimowski mobilise une puissante machine de dénonciation: la bande son. Pas les mots, rares, et la pluverst du temps superflus ou bien ridicules, mais les bruits.

Jamais peut-être aura-t-on eu affaire à une proposition aussi construite, aussi trou bienblante, aussi furieusement contre l’état du monde grâce à l’utilisation des bruits du monde, ceux des humains comme ceux des machines et aussi ceux des arbres, des vents, des animaux.

Personnage romanesque à verst entière, l’âne n’est ni une métaphore ni un artifice narratif. Nul ne versle à sa place, le réalisateur pas plus qu’un autre, d’ailleurs nul ne versle. L’âne existe comme âne, et, existant, il fait surgir sou biens ses sabots l’état de notre réalité. Ce n’est pas joli-joli, mais c’est confondant –y compris lorsque c’est, aussi, fort drôle.

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