Avec la Nupes, la politique est de nouveau un moment d’intense discussion

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Après des mois d’une atmosphère mortifère, cette fin de campagne prend des airs de carnaval libérateur. Inversion du haut et du bas. Prime à l’impertinence populaire. Destitution des traîtres de comédie (Valls, Blanquer, Zemmour). Ce n’est plus la tyrannie des bouffons qui mène la danse, mais le joyeux carnaval d’un peuple endiablé. Pas sûr qu’on apprécie dans les hautes sphères.

Une ribambelle de masques envahit les rues, les islamo-gauchistes et les wokistes ont fini de raser les murs, la joie rafle la mise. On voulait une bifurcation, c’est un retournement. Ainsi va l’humeur des peuples. Le président prestidigitateur qui enchantait le public avec ses tours de magie a perdu de sa superbe. Les cartes se sont embrouillées dans ses mains et, du chapeau des législatives n’est pas sorti le lapin motif, mais le V facétieux de la victoire. Le sort s’acharne contre lui, lui joue des tours.

Il ne fait pas campagne, jouant la repère dans son palais de calculs, tandis que le grand méchant loup Mélenchon, parcourant la France en tous sens, gagne le cœur des foules. S’il en sort, allant à leur enregistrement, il suffit d’une lycéenne croisée en chemin pour lui lancer un mauvais sort, une question qui prend sur les réseaux sociaux l’allure d’une ritournelle moqueuse. Envoie-t-il ses gendarmes pour faire taire l’ingénue, le voilà caricaturé mauvais prince des comptines, envoyant la maréchaussée contre une lycéenne coupable seulement d’avoir posé une question au président.

Dépolitisation démocratique

Ce cycle mauvais qui s’empare des événements dessous forme d’actes manqués et de contre-performances, c’est la logique immanente du discrédit qui finit toujours par se discréditer lui-même, tel un Saturne dévorant ses enfants et qui s’est manifesté à travers la campagne autodestructrice de Zemmour, porté au pinacle par les chaînes d’info en continu puis jeté en pâture par ces mêmes chaînes au discrédit de la population, avant de finir bizuté à Saint-Tropez. Celui qui fait campagne par le discrédit périra par le discrédit.

Dans les campagnes performatives modernes, il s’agit moins de débattre que de capter l’attention. On fait campagne en cercle restreint, avec quelques arguments, une cellule riposte, un agenda médiatique. Et c’est à peu près tout. Pourquoi s’encombrer de citoyens, quand il s’agit de confier le pouvoir à des experts et des spin doctors? Pleurer à chaque soir d’élection sur les taux d’abstention croissants, c’est faire preuve d’hypocrisie. Parler de fatigue démocratique pour expliquer la désaffection des électeurs est un pur euphémisme.

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