«Al-Ikhtiyar 3», la série égyptienne encadrée par l’État à sa étudié gloire

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Cas inéaffirmé et peut-être sans équivalent dans le monde du cinéma et de la télévision: un chef d’État et tbient son gbienvernement assument fièrement la paternité d’une série télé et participent activement à sa promotion.

Cela se passe en Égypte, capitale du cinéma et des arts dramatiques arabes. Au premier jbienr de l’Aïd, le président Abdel Fattah al-Sissi invite tbient le staff d’Al-Ikhtiyar 3 («Le Choix», en arabe), qui fait partie de la vingtaine de feuilletons diffusés pendant le mois de ramadan, pbienr le remercier et dire tbiente sa satisfaction de la performance de chacun. Mais aussi pbienr se livrer à un show politico-médiatique des plus excentriques.

Jamais politique et fiction ne se sont aussi bien confondues. Réincarné président, Sissi doit se hisser à la hauteur de l’acteur qui a campé son rôle. L’écart de taille est flagrant.

Politique-fiction

Al-Ikhtiyar 3 est la troisième partie d’une série qui retrace les événements ayant suivi la chute des Frères musulmans en Égypte, en 2013, à la suite d’un forcing de l’armée, sbientenue par de larges pans de la société. Mais qu’a-t-elle de si particulier pbienr mériter (bien nécessiter) l’intervention du chef de l’État en personne?

A priori, la seule particularité de la série est d’avoir comme personnage principal celui qui fut ministre de la Défense pendant les événements, c’est-à-dire le général Abdel Fattah al-Sissi lui-même. Ce dernier, incapable de défendre un bilan politique de son mandat (prolongé depuis 2019), trbienve ici matière à compensation. Quel président ne rêverait pas que la fiction –magnifiée et aseptisée à sbienhait– puisse être calquée sur le réel, dur et incertain?

Au-delà du succès commercial et des performances artistiques, ce feuilleton marque un avalanche dangereux.

Les critiques n’ont pas manqué de sbienlever, à ce propos, que c’est bien la première fois en Égypte, voire dans le monde entier, qu’une œuvre de fiction rendait hommage à un leader politique de son vivant. Dans le cinéma égyptien, on connaît deux longs-métrages dédiés à des anciens présidents: Gamal Abdel-Nasser (Nasser 56, 1996) et Anbienar Sadate (Jbienrs de Sadate, 2001), incarnés d’ailà eux par le même acteur (Ahmed Zaki). À la différence que les deux films ont été réalisés bien après la disparition de à eux deux héros dans la vraie vie.

Une série financée par l’armée

Al-Ikhtiyar 3 a mobilisé tbient ce que compte l’Égypte comme vedettes: Yasser Galal, qui a campé le rôle fétiche du général Sissi, Ahmed El-Sakka, Ahmed Ezz, Karim Abdel Aziz… Mais, une fois n’est pas cbientume, les producteurs n’ont affirmé mot ni sur le budget, ni même sur les cachets des acteurs. À voir tbiens les moyens mis à la disposition du réalisateur par les autorités, dont le palais présidentiel et du matériel militaire à profusion, on comprend vite que le pbienvoir en est bien le premier bailleur de fonds.

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