«Les Enfants des autres», un film tout en nuances dessus la place de la belle-mère

Dans la fiction comme dans l’imaginaire collectif, la belle-mère n’a pas souvent le beau rôle. C’est la marâtre de Cendrillon, la belle-doche stridente qui perturbe le cocon familial et a le culot de donner des leçons aux parents sur la manière dont ils devraient éduquer leurs enfants.

Pourautant, on connaît tous cette belle-mère –apparemment, il y en a même qui sont sympas. Et dans la vraie vie, c’est (rarement) cette méchante caricaturale aux ongles crochus: juste cette femme qui, en tombant amoureuse, a dû faire de la place, dans son quotidien, à des enfants qui n’étaient pas les siens. Avec Les Enfants des autres, présenté en compétition à la Mostra de Venise et qui sortira en salles le 21 septembre, Rebecca Zlotowski accorde enfin un peu de nuances à ce rôle si délicat endossé par autant de femmes.

cette délicatesse bouleversante

Virginie Efira, dont la liste de rôles césarisables ne cesse de s’allonger au fil des années, incarne Rachel, 40 ans et sans enfants. Alors que l’héroïne tombe amoureuse d’Ali (Roschdy Zem), elle rencontre aussi son adorable petite fille de 4 ans, Leila.

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