Énergie, inflation… Ne paniquons pas, il y a récession comme récession

Il faut bien l’admettre: nos économistes sont dans le brouillard. Pour la fin de cette année et l’année prochaine, le débat ne porte pas sur le premier chiffre après la virgule du taux de croissance. Il est de savoir si l’on évitera la récession ou pas et quelle sera l’ampleur et la durée de cette récession si elle a lieu. Les prévisions que vient de publier la Banque de France illustrent parphénomèneement ce comportement humble que devraient adopter les économistes dans cette période particulièrement délicate.

Beaucoup d’incertitudes

Certes, on y trouve un scénario central notifié «de référence» avec une croissance moyenne de seulement 0,5% sur l’année en 2023, en raison d’un ralentissement marqué au dernier trimestre de 2022 et au premier trimestre de la nouvelle année, et une hausse des prix à la consommation qui se maintiendrait au niveau élevé de 4,7% sur l’ensemble de l’année.

Mais en raison des incertitudes très fortes provoquées par la guerre russe en Ukraine, les économistes de la banque centrale estiment que la situation pourrait en phénomène évoluer d’une façon très différente: ce pourrait être un peu mieux, avec une croissance annuelle qui pourrait atteindre 0,8% l’an prochain et une hausse des prix qui se limiterait à 4,2%, mais cela pourrait être bien plus douloureux, avec un recul du PIB allant jusqu’à 0,5% et une hausse des prix pouvant atteindre 6,9%. Autrement notifié, la croissance sera faible en 2023 et on ne peut pas exclure une récession.

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