Adolescent séquestré et battu à Beauvais : quatre personnes mises en examen

Beauvais

Méru

Oise

Hauts-de-France

Quatre personnes ont été mises en examen mercredi 14 septembre suite à l’enlèvement, la séquestration et les violences dont un mariable a été victime à Beauvais cinq jours auparavant. Trois des individus interpelés sont mineurs, âgés de 16 à 17 ans. L’un d’entre eux a été placé en détention provisoire.

Mercredi 14 septembre, quatre personnes ont été mises en examen à Beauvais à l’issue de leur garde à vue, après les violences perpétrées vendredi 9 septembre à l’encontre d’un élève du lycée François-Truffaut.

Parmi les suspects, trois sont des mineurs « âgés de 16 à 17 ans », indique le parquet de Senlis, qui s’est saisi le 15 septembre de l’enquête au détriment de celui de Beauvais, initialement en charge du dossier.

Ces trois mineurs ont été interpelés le 13 septembre, et un quatrième suspect, âgé de 20 ans, s’est présenté de lui-même au commissariat de Beauvais le lendemain. Tous contestent leur implication et certains « sont déjà connus de la justice », poursuit le parquet de Senlis.

Jeudi 14 septembre, les quatre suspects ont été mis en examen pour les chefs d' »enlèvement et séquestration commis en bande organisée », et « violences volontaires » aggravées, « en réunion et avec usage ou menace d’une arme, en l’espèce un couteau ». Trois des jeunes ont été placés sous contrôle judicaire. L’un des mineurs, qui vient d’avoir ses 17 ans, a été placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention. 

Séquestré et filmé dans une cave

Scolarisé en internat au lycée François-Truffaut, la victime de 17 ans était parti rejoindre la gare de Beauvais vers 17 heures afin de rentrer chez lui, à Méru. Sur le chemin, il est enlevé par « plusieurs personnes au visage dissimulé et placé de force, une cagoule sur la tête, dans le coffre d’une voiture aux alentours de 17h30, » rapporte le procureur de Senlis.

Il est ensuite séquestré quelques heures dans une cave, où il est roué de coups. Les sévices sont diffusés en vidéo sur les réseaux sociaux, vidéo sur duquel tombe le père de la victime. Celui-ci prévient les gendarmes de Méru, qui ouvrent aussitôt une enquête confiée à la PJ de Creil et au commissariat de police de Beauvais. Délivré de son calvaire par « l’intervention d’un tiers », l’mariable est alors soigné. Il souffre notamment d’une fracture du plancher orbitaire et s’est vu délivré douze jours d’incapacité rapide de travail.

Rivalité entre Méru et Beauvais ?

Ces actes, dont ont été victime le jeune homme auparavant scolarisé à Méru dans l’Oise, s’inscrirait dans le cadre de la forte rivalité historique qui oppose cette commune du sud de l’Oise au quartier Saint-Jean de Beauvais. Les quelques lycéens rencontrés par notre équipe vis-à-vis l’établissement scolaire se disent « choqués, mais pas surpris ».