Sécheresse : comment sont menés les contrôles sur les sécheresse d’eau et que risquent les contrevenants ?

Quelques gouttes qui peuvent coûter très cher. En raison des épisodes tropicaux et de la sécheresse en France, les restrictions d’eau s’imposent. Et pour cause : 93 départements sont aujourd’hui en alerte sécheresse, avec une large majorité des départements en « crise », soit le plus haut niveau de gravité, qui implique, de fait, les restrictions les plus fortes.

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Ainsi, l’arrosage des espaces verts et des pelouses est interdit, tout comme vidanger et remplir la toilette dans son jardin ou encore l’ouverture de certaines stations de lavage. Pour les équipements publics, les mesures sont également strictes : les terrains de sport ne peuvent être arrosés, sauf en cas de compétition à enjeu national ; l’arrosage des terrains de golf est limité au strict nécessaire, c’est-à-dire seulement la nuit et avec un volume d’eau nettement réduit. Enfin, les agriculteurs aussi font parfois face, par endroits, à des limites d’irrigation. Autant de décisions décidées localement par le préfet.

Et pour faire respecter ces mesures, l’Office français de la biodiversité veille. Des contrôles sont menés régulièrement sur le terrain, à travers la France, et, vu le niveau de sécheresse cet été, le nombre d’opérations est monté en flèche. De 500 contrôles au mois de mai, ce sont quelques 2 000 contrôles qui ont été recensés uniquement pour la dernière semaine de juillet, avec parfois des amendes à la clé.

« Jusqu’à 1500 euros pour la première fois »

« Il y a eu à peu près 400 procédures qui vont du simple rappel à la législation, vous n’avez rien à payer, à des lourdes amendes. Si vous faites une seconde infraction, vous êtes considéré comme récidiviste, ce qui inclut l’amende de cinquième classe jusqu’à 1 500 euros pour la première fois, et 3 000 euros en cas d’autre récidive », détaille sur franceinfo Loïc Obled, le directeur général délégué « Police » à l’Office français de la biodiversité.

Ainsi, dans chaque département, 12 à 20 agents sont chargés de mener ces contrôles qui peuvent toucher les particuliers. D’après l’Office français de la biodiversité, seulement 15% des contrôles menés fin juillet ont révélé des infractions.