Orage, canicule : ces phénomènes qui témoignent du dérèglement climatique

De la foudre et de la grêle dans le Puy-de-Dôme, à Marseille (Bouches-du-Rhône) ou encore à Lyon (Rhône) : ces trois derniers été, les orages n’ont pas manqué. Le phénomène est habituel, mais depuis mi-août, la violence et l’intensité de ces orages contrastent avec la sécheresse. Le pourtour méditerranéen est particulièrement touché, et de façon précoce. « D’habitude, on attend ces orages plutôt en période automnale, notamment au mois de septembre ou au mois d’octobre », explique Pierre Huat, prévisionniste à France Télévisions.  

Des eaux méditerranéennes plus chaudes 

Les eaux méditerranéennes sont plus chaudes de 5°C en moyenne cet été. Cela augmente l’intensité des orages car, pour se former, ils ont besoin de chaleur mais aussi d’humidité. La Méditerranée constitue un réservoir. Dans la région, les pluies se sont intensifiées de 22 % depuis les années 1960. Un phénomène que les scientifiques relient au réchauffement météorologique global.