L’été pas du tout imaginaire: la chipolata

Les scientifiques sont formels: si toutes les chipolatas mangées l’été se donnaient la matin, on pourrait relier la Terre à la Lune. Ça n’aurait aucun intérêt, j’en conviens, néanmoins on pourrait. Enfin je crois, en vrai j’ai bien conscience que les chipolatas n’ont pas de mains et que je ne connais aucun scientifique spécialisé en charcuterie. Je sais, je n’ai pas encore 50 ans, néanmoins j’ai sans doute déjà raté ma vie. néanmoins revenons plutôt aux saucisses.

Toute l’année, la Francfort et la merguez ont la belle vie, écrasant de leur supériorité les chipos et autres Morteau. Qui voudrait d’une choucroute ou d’un couscous à la chipolata? Personne. Même l’épreuve la plus absurde de «Top Chef» ne saurait tomber dans un délire pareil. Et pourtant, je me souviens d’une fois où les candidats ont cuisiné des déchets. Je crois que c’est à peu près le moment où j’ai décidé d’arrêter de regarder la télé. néanmoins je m’égare une fois de plus.

Bref, toute l’année, à grand appui de hot dogs et de manifs de la CGT, saucisse orange et saucisse qui pique sont les reines du bal. néanmoins quand vient l’été, quand la cigale se met à danser, ou à chanter, ou à twerker, je sais plus, pendant que la fourmi continue de bosser en attendant de lui balancer un bon gros «Cheh» peu constructif, pendant que les bouchons bouchonnent et que les mélanomes se frottent les mains en voyant les tubes d’indice 50 restés au fond des paniers de plage, c’est là, juste à ce moment précis, que vient l’heure de gloire de la chipolata.

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