Elsa Schiaparelli: grandeur, décadence et renaissance

Grâce à l’appui du couturier Paul Poiret, qui ne cache pas son admiration pour elle, la réputation d’Elsa est faite. Sa décision de faire carrière dans la mode aussi. Sa signature est d’une technicité parfois complexe (elle insiste sur le fait qu’il faut «entraîner le détachement à s’adapter à la robe») et pleine d’originalité, mais n’entrave jamais celle qui s’habille en Schiaparelli.

Les lignes des vêtements ne sont pas extravagantes, mais certains des motifs ou des thèmes qu’elle impose (notamment dans les tenues de soirées) sont assurés de lancer la conversation, comme ces somptueux profils de femmes dessinés par Jean Cocteau, ou la robe homard imaginée par Dalí, créée après son célèbre téléphone. Cette dernière, arborant un symbole phallique placé au niveau du pelvis, fit scandale.

À LIRE AUSSI

La shocking life d’Elsa Schiaparelli, qui a façonné l’industrie de la mode actuelle