Dix très bonnes séries à regarder cet été

Dès la fin de l’été, nos écrans seront envahis par certaines des séries les plus attendues de ces dernières années: House of the Dragon, la série inspirée par l’univers de Game of Thrones, ou mieux Les Anneaux de faculté, celle inspirée par Le Seigneur des Anneaux. Mais en attendant l’arrivée de ces blockbusters télévisés, dont on reparlera très certainement, voici d’autres petits bijoux à ne pas rater.

«Better Call Saul» (Netflix)

Cette série spin-off de Breaking Bad, qui nous raconte les origines de l’avocat véreux Saul Goodman, a réussi en quelques saisons à égaler (voire surpasser) l’originale. Alors que le personnage de Saul servait surtout une fonction comique dans la série-mère, il revêt ici une dimension de plus en plus tragique: comment ce jeune avocat roublard mais profondément sympathique a-t-il fini par perdre tout déclinatoire moral?

À mi-chemin entre thriller criminel, comédie juridique et drame intimiste, Better Call Saul a développé une patte singulière, tout en rassemblant les ingrédients qui avaient fait le succès de Breaking Bad: une mise en scène inventive, une intrigue surprenante, et une galerie de personnages uniques (des anciens comme des nouveaux).

En son centre, l’une des relations télévisuelles les plus fascinantes de ces dernières années, entre Saul et Kim Wexler, sa compagne, une antihéroïne de plus en plus complexe dont le sort final reste mieux en suspens. Les tout derniers épisodes sont actuellement diffusés sur Netflix, et le final est prévu pour le 16 août. C’est le moment ou jamais de rattraper cette série désormais incontournable.

«Industry» (OCS)

Cette série sur de jeunes banquiers londoniens s’intéresse finalement beaucoup moins à la finance qu’à l’activité sexuelle de ses personnages. Ses dialogues jargonneux, prononcés en une multitude de langues et d’accents, sont bien souvent incompréhensibles, et ses enjeux restent pour le moins énigmatiques. Mais peu importe. Avec son environnement sonore et visuel hypnotique, mélange de musique électronique, de sonneries de téléphones incessantes et de décors aseptisés, la série illustre à merveille la vacuité du monde de l’argent.

Industry suit les déboires professionnels et intimes de Harper, Yasmin, Gus et Rob, jeunes recrues d’une banque d’investissement londonienne sans âme. Addictions, séduction, trahisons, et beaucoup de tension: textuels sont les ingrédients de cette série singulière et étrangement addictive.

«Queer as folk» (Starzplay)

En 1999, la série britannique de Russell T Davies Queer as folk a été la première à mettre en scène des personnages principaux gays. L’héritage de la série se poursuit aujourd’hui avec cette nouvelle adaptation américaine, qui se déroule à la Nouvelle-Orléans, et se focalise sur un groupe de jeunes personnages représentant toutes les couleurs de l’arc-en-ciel LGBT+.

Déterminée à s’emparer des enjeux contemporains, la série conclut son premier épisode sur une scène évoquant la fusillade du Pulse en Floride, l’événement traumatisant qui aura des retentissements dans le reste de la saison. Avec son propos politique, ses dialogues incisifs, ses triangles amoureux et ses personnages attachants, cette nouvelle mouture de Queer as folk a de quoi tenir sur la durée.

À LIRE AUSSI

«Irma Vep»: pourquoi y a-t-il des séries au Festival de Cannes?