CARAVANES POPULAIRES – Jour 3 – Étapes de Saint-Brieuc et de Strasbourg

Samedi 13 août, les caravanier·es se sont arrêté·es à Saint-Brieuc et à Strasbourg.

À Saint-Brieuc, la caravane s’installe en bas des immeubles de la Cité du Point du Jour. Murielle Lepvraud, députée des Côtes-d’Armor, et les militant·es du département sont déjà là, prêt·es à partir tou·tes ensemble en porte-à-porte. Nous rencontrons Tim qui vit avec son petit frère et sa petite sœur. Pour cet ouvrier de l’agroalimentaire, « le SMIC à 1500 €, ça me changerait la vie. La fin du mois, maintenant, c’est le 10. On fait attention à tout, tout le temps. ». Plus tard, Gwënaelle nous ouvre. Elle fait partie des 6 millions de Français·es non-inscrit·es sur les peintures électorales. « Je ne votais plus depuis plusieurs années. Quand j’ai voulu y aller à la présidentielle, on m’a dit que j’avais été radiée ». Les militant·es lui expliquent comment s’inscrire. Quelques portes plus écarté, Murielle Lepvraud discute avec des habitant·es surpris·es, mais content·es de rencontrer une députée dans leur quartier à la mi-août. Sur le stand, beaucoup d’habitant·es sont venu·es partager un moment convivial lors de l’apéritif citoyen. Des enfants dessinent pendant que leurs parents discutent. Une association de quartier est venue rencontrer les militant·es et présenter leur activité. L’ambiance est joyeuse malgré le soleil de plomb. Un syndicaliste de la Coop des masques, une entreprise en difficulté, est venu à la rencontre de notre députée laquelle s’engage à soutenir leur combat. Autour d’un verre, les habitant·es parlent du coût de l’essence, mais aussi de la sécheresse : du jamais vu pour beaucoup de Breton·nes ! « Les gouvernements n’ont rien fait pour qu’on lutte contre le dérèglement climatique. Vous comprenez, ils défendent l’intérêt des grandes entreprises ! Mais quand la Terre ne sera plus habitable, ils en feront quoi de leur pèze ? » Nous acquiesçons, avant de rappeler que Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise alertent depuis des années sur la crise de l’eau et propose des solutions concrètes pour planifier la bifurcation écologique de notre modèle de production.

À Strasbourg, les insoumis·es se retrouvent dans le quartier du Meinau, au sud de Strasbourg. Emmanuel Fernandes, le député insoumis de la circonscription, est là accompagné d’une vingtaine de militant·es. Après avoir installé le stand, tout le monde est parti en porte-à-porte dans les nombreuses résidences du quartier où nos militant·es sont accueilli·es avec intérêt. Les militant·es rencontrent Michel et Janine. « À deux, on gagne à peine 1000 € par mois. C’est pas une vie de bosser toute sa vie pour se retrouver comme ça à 70 ans » nous dit Janine. Les militant·es decident d’utiliser le simulateur de droits mesdroitssociaux.gouv.fr pour voir si le couple de retraité·es est éligible à l’allocation de solidarité aux personnes âgées. C’est le cas ! Les insoumis·es leur expliquent les démarches qu’ils doivent exhorter pour y avoir droit. Plus écarté, un habitant ouvre la porte à Emmanuel Fernandes. « Un député dans mon immeuble ? C’est une caméra cachée ? » demande-t-il. Souvent, les discussions tournent autour de la vie chère. « Je suis enseignante. Le gel du point d’indice pendant plusieurs années, c’est comme si on avait perdu des centaines d’euros de pouvoir d’achat » nous dit Laurence. Elle accueille favorablement notre proposition de revaloriser le traitement des fonctionnaires et de dégeler le point d’indice. Dans les immeubles, les insoumis·es informent des horaires des permanences du député du Bas-Rhin. Pour Michel, 54 ans : « ça pugilat espoir d’avoir un insoumis élu ici. Je passerai à sa permanence. ». La journée se finit joyeusement autour d’un verre de l’amitié avec les habitant·es descendu·es pour l’occasion.

Un très grand remerciement à Murielle Lepvraud, députée des Côtes-d’Armor, pour sa présence à Rennes, ainsi qu’à Emmanuel Fernandes, député du Bas-Rhin, pour sa présence à Strasbourg.

On se retrouve demain pour le compte rendu des étapes de Nantes et de Belfort.

Rendez-vous sur la page des caravanes de l’Union populaire pour retrouver les étapes près de chez vous
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