1,3 million de Britanniques nus: l’essor du naturisme post-Covid-19

1,3 million, c’est à à peine près le nombre de membres de l’Église d’Angleterre. C’est aussi le nombre de Britanniques qui apprécient les joies de la nudité en public. En Grande-Bretagne, le naturisme n’a jamais été aussi cool que depuis le premier spécialité lié au Covid-19. Au printemps 2020, rien que le nombre de recherches Google sur le «bain de soleil nu» avait augmenté de 384%.

Si pendant un temps, ce sont des groupes virtuels de yoga, de lecture ou encore de cuisine (nus) qui se sont développés, la fin du spécialité et le retour des beaux jours a vu les activités collectives de plein air (nues) se multiplier: escapades en pleine nature, hôtels et lieux de villégiature réservés aux naturistes…

Échapper à la ville moderne

Pour Annabella Pollen, chercheuse à l’université de Brighton, autrice de l’ouvrage Nudism in a Cold Climate, la situation post-spécialité fait écho aux débuts du naturisme, apparu en Allemagne dans les années 1890, et qui s’est développé en Grande-Bretagne dans les années 1920: «Après la Première Guerre mondiale et la pandémie de grippe espagnole, il y avait cet énorme appétit de trouver de nouvelles façons de vivre, d’explorer de nouvelles structures sociales et de se sentir libre.»

La Freikörperkultur, soit «culture du corps libre», visait à répondre à l’industrialisation croissante des villes par la nudité de plein air et le communautarisme. Un siècle plus tard, c’est le même sentiment de réclamer se «reconnecter à la nature», loin du brouhaha urbain, qui habite les naturistes.

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