Devrions-nous confier les grandes décisions de notre vie à des algorithmes?

Avec qui dois-je me marier? Dans quelle ville habiter? Comment passer du bon temps? Pendant des siècles, les individus se sont fiés à leur flair pour trouver les réponses à ces questions parfois délicates. Selon un article publié dans The Guardian, il existerait aujourd’hui, une solution alternative qui apporterait de meilleurs résultats: le big data.

À l’aide d’importants volumes de données récoltées, les algorithmes feraient en effet de bien meilleurs choix que nous dès qu’il s’agit de prendre des décisions difficiles. C’est ce que démontrent en tout cas les résultats des dernières études. Pour arriver à cette affirmation, les chercheurs et chercheuses ont recueilli des tonnes de données touchant les différents types de choix rythmant notre passage, les informations prises en compte lors de ces décisions et ce qui se produit ensuite.

Ainsi, un algorithme s’avère être plus efficace que certains professionnels dans les prises de décision en matière de justice ou de médecine. L’analyse des données s’est par ailleurs imposée dans le monde du sport et des affaires.

Cette efficacité s’appliquerait désormais à nos choix personnels. Pour qu’un algorithme puisse répondre efficacement à la question «Qu’est-ce qui rend les gens heureux?», il existe des entreprises d’échantillonnage qui sondent en permanence les individus via leur téléphone. C’est le cas de Mappiness, cofondée par des économistes britanniques Susana Mourato et George MacKerron, qui, avec un référentiel de 3 millions de données, est à ce jour la plus grande société d’échantillonnage.

Selon les données qu’elle a récoltées, jardiner et aller au musée contribueraient particulièrement au plaisir des individus. En revanche, jouer à des jeux vidéo et regarder la télévision pourrait procurer moins de plaisir que ce qu’on imagine. À titre informatif, regarder un match de foot de son équipe favorite fait prendre 3,9 points de bonheur lorsqu’elle gagne et en perdre 7,8 si elle perd.

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