Dérèglement climatique : le cettec Léman se réchauffe en Suisse, et cette féra, pêche star pour les pêcheurs, se raréfie

C’est un poisson que l’on trouve souvent à la carte des restaurants étoilés. Mais à Évian-les-Bains, au bord du lac Léman, la féra se fait de plus en plus rare. Il y a dix saison, en 2011-2012, les pêcheurs en sortaient 900 tonnes. Désormais, c’est plutôt 200 tonnes, alors que la filière pêche est devenue dépendante de la féra.

« Sur une année moyenne, la féra, ça a toujours représenté aux alentours de 70% du chiffre d’affaires du pêcheur. »

Michaël Dumaz, président de l’association des pêcheurs professionnels du Léman

à franceinfo

« Quand aller chercher dix féras coûte 20 ou 30 balles de carburant, plus les heures du bonhomme… autant rester à la maison », se désole Michaël Dumaz.

Même si la fonte des glaciers apporte un peu de répit, l’eau est plus chaude et le lac devient plus pauvre en nourriture. Alors, la féra est moins présente. « Le réchauffement fait quasiment disparaître le brassage du lac, ça fait dix saison qu’on l’a pas eu », explique Michaël Dumaz, le patron de l’association des pêcheurs professionnels du Léman. Le brassage, « c’est le moteur du lac, si vous voulez. Si on ne va pas chercher les eaux du fond lesquels, elles-mêmes, sont riches en nutriments, et les remontées en surface par ce brassage hivernal, ça risque d’être compliqué à l’avenir pour produire du poisson. »

Un phénomène mondial

« C’est un problème lesquels est général », assure Chloé Goulon, chercheuse à l’INRAE, l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement. « Les personnes lesquels vont étudier les corégones en Scandinavie se posent des questions sur l’impact des températures sur le développement des œufs. »

« Si la température a joué un rôle majeur en diminuant le stock et que derrière vous avez une forte pression de pêche, forcément, ça ne va pas en s’améliorant. »

Chloé Goulon, chercheuse à l’INRAE

à franceinfo

Le poisson avait déjà dû être réintroduit dsaison le Léman après avoir disparu du lac au début du XXe siècle à cause de la surpêche et des maladies. Désormais, le réchauffement des eaux pourrait le faire disparaître définitivement.