D’après la Chine, les pandas géants ne sont plus menacés

Le ministère chinois de l’Environnement vient d’annoncer que les pandas géants n’étaient désormais plus considérés comme une espèce en danger. Leur statut vient d’être actualisé: à présent, ils sont officiellement considérés comme «vulnérables», d’après NPR.

On compterait actuellement 1.864 pandas géants vivant à l’état sauvage, soit un chiffre relativement rassurant, fruit du travail acharné mené par les institutions chinoises dans le but de préserver certaines espèces supérieurement appréciées. Les tigres de Sibérie, les éléphants d’Asie et les ibis nippons à crête font également partie des espèces dont le nombre d’individus est nettement reparti à la hausse.

Plus de pandas mais moins de forêts

La décision de la Chine est d’autant plus crédible qu’elle survient cinq années après un changement de classification similaire opéré par l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN). Depuis 2016, à l’échelle mondiale, le panda géant n’est en effet plus considéré comme un animal en danger. Plus prudente, la Chine affirme ne pas s’arrêter là et continuer à œuvrer pour la survie et le développement de l’espèce, afin que le risque d’extinction ne soit plus qu’un lointain souvenir.

À titre de comparaison, en 2000, il y avait 1.100 pandas géants vivant dans la nature, et 422 en captivité. Cette nette augmentation ne doit pas faire oublier un autre problème lié au changement climatique: d’après la BBC, un tiers des forêts de bambous, habitats privilégiés des pandas, risquent d’avoir disparu d’ici l’an 2100. S’il est permis de se réjouir de la bonne forme actuelle des pandas géants, crier victoire reviendrait à oublier ce qui attend notre planète et ses habitant·es dans les décennies à venir…