Robot-chien, taxi volant, capsule de diagnostic médical… cinq bonnes raisons de vous rendre à VivaTech

Un bond dans un futur pas si lointain. Pour son retour dans un format « hybride », le salon VivaTech tient dans un seul hall où il a concentré des inventions et des expériences pour un public familial.

Pour faire respecter la distanciation sociale, la jauge est fixée ce samedi, journée ouverte au grand public, à 5 000 visiteurs et il faut bien arriver avec son pass sanitaire en format papier ou sur l’application TousAntiCovid. Lors de l’achat en ligne du billet (10 à 15 euros), trois créneaux sont proposés afin de fluidifier les allées et venues : 9 à 12 heures, 12 à 15 heures ou 15 à 18 heures. Une fois paré du sésame, direction la Porte de Versailles. Voici nos 5 arrêts aux stands immanquables.

Aux commandes d’un tramLe visiteur prend les commandes dans un simulateur grandeur nature. LP/DLC

Sur le stand du groupe RATP, un simulateur immersif invite à s’asseoir à la place d’un opérateur du tram de Washington (États-Unis). Le visiteur accélère, freine à l’approche d’un arrêt et gère la consommation d’énergie. Le niveau de détail de l’expérience a été poussé au plus près de la réalité : il faut par exemple bien aligner les portes avec le quai avant de les ouvrir. « Ce n’est pas un outil d’apprentissage du métier, mais cela fait ressentir l’inertie et les mêmes sensations que sur une vraie ligne », assure la RATP. La session de simulation dure trois minutes et est rythmée par une étonnante consigne bien connue des vrais conducteurs : « n’oubliez pas la veille. » Un signal sonore vient demander d’activer le bouton et vérifier que le pilote est bien actif ou n’a pas fait de malaise.

Un aperçu des transports du futurVous pouvez monter à bord du taxi volant du fabricant chinois EHang. LP/Milla Morisson

Au cœur du salon, le Mobility Park attire l’œil et les foules. On y trouve le taxi volant du fabricant chinois EHang, l’un des premiers constructeurs a avoir réussi des vols d’essais avec des passagers. Pas de démonstration en vol sur place mais vous pourrez monter à bord de ce drone de transport autonome. Juste derrière, la jeune pousse française Caps dévoile une maquette de sa capsule volante monoplace qu’elle espère voir dans les airs d’ici à deux ans. Une autre start-up française présente sa navette autonome Milla qui veut s’imposer dans les transports en commun sur les routes des zones périurbaines. Enfin, une impressionnante voiture de course électrique Formula E de DSAutomobiles trône au milieu de tous ces engins de transport qui feront partie de notre quotidien avant la fin de la décennie.

Le robot-chien en action

Attraction de l’événement, Spot, le robot-chien de Boston Dynamic, s’offre une rare sortie dans un salon grand public européen. L’animal de 32 kg est opéré par télécommande et peut embarquer des outils de mesure ou d’inspection. Il faut le voir grimper et descendre des escaliers tout en souplesse pour se rendre compte de la prouesse technologique à l’œuvre. Sa performance en action réduit comme jamais le fossé avec la science-fiction.

Une rencontre stratosphérique

L’explorateur suisse Raphaël Domjan est aussi passionné que passionnant. Il vous attend dans le pavillon helvétique pour un échange exceptionnel à côté de son simulateur du Solarstratos, l’avion solaire qu’il compte piloter dans la stratosphère dès 2023. Il vous racontera ses 40 vols préliminaires et les prochaines missions programmées. Avec un peu de chance, vous serez même convier dans le cockpit…

Une capsule de diagnostic médicalLa capusle médicale de Bodyo réalise en six minutes 26 mesures vitales et propose une téléconsultation en cas de problème.  LP/Milla Morisson

La start-up française Bodyo présente son Aipod, une cabine de télésanté. Le patient y réalise en six minutes une batterie de 26 mesures vitales comme la fréquence respiratoire ou cardiaque mais aussi la tension artérielle ou la saturation du sang en oxygène. Les capteurs vont analyser son état de santé et proposer en cas de problème une téléconsultation avec un médecin. Elle existe aussi dans une version ouverte pour les patients claustrophobes. Une piste sérieuse pour pallier les déserts médicaux. Un premier exemplaire sera installé à la rentrée à Nice (Alpes-Maritimes) avant d’essaimer dans toute la France.